Heureuse maîtresse

Publié le par handicapamities

 

Je suis l'heureuse maîtresse

d'un charmant labrador noir.

Mon cour est en liesse

depuis le début de notre histoire.

Ses grands yeux pleins de tendresse

semblent guetter mon bon vouloir.

Il accomplit des prouesses

qui ne cessent de m'émouvoir

pour me faire oublier le stress

de circuler sans voir.

Il me guide avec adresse

entre les obstacles, sur les trottoirs.

Je lui indique une adresse ;

il sort le plan de sa mémoire

et m'y emmène  avec souplesse

sans jamais me décevoir.

Lorsqu'un compliment à lui s'adresse,

il est fier de le recevoir.

Il bondit et rebondit sans cesse

quand les amis viennent nous voir.

Il rattrape avec adresse

le ballon qu'il a vu choir.

Au soleil, il s'étale avec mollesse

se laissant rôtir comme un lézard.

Il aime beaucoup les caresses

et frotte contre moi son corps noir

pour en quémander avec hardiesse,

Certain qu'il va en recevoir.

et s'il trouve que je le délaisse,

il me lèche pour se faire valoir.

Quand il prend son regard plein de tristesse,

il ferait craquer un soudard.

Il sent ma peine, ma tristesse

et gentiment me le fait savoir

en m'apportant de son museau la caresse.

Il arrive aussi à percevoir

quand je suis dans l'allégresse

et je sens une petite boule noire

frétiller au bout de sa laisse.

S'il croit que quelqu'un m'agresse,

de me protéger, il se fait un devoir.

Pour lui, je deviens princesse ;

je dispose des pleins pouvoirs.

Mon Kapy, ce qui l'intéresse,

en plus de sa gamelle, c'est voir

que j'ai renoncé à la détresse

pour oser envisager l'espoir    

Pourvu que jamais je ne le blesse

mon merveilleux compagnon tout noir !

 

© Sylvaine Colas

Commenter cet article